Lorsque j'ai besoin de me ressourcer je file vers le cimetière de Passy. C'est le seul de Paris à posséder une salle d'attente chauffée.
Les autres sont là pour qu'on s'occupe d'eux.
La danse... un minimum d'explications, un minimum d'anecdotes, et un maximum de sensations.
Dans la danse, on retrouve à la fois le cinéma, les bandes dessinées, le cent mètres olympiques, la natation, avec, en plus, la poésie, l'amour, la tendresse. C'est ça le XXe siècle.
La danse, mieux qu'aucun autre des arts, peut nous livrer l'essentiel des mythes.
La danse n'a plus rien à raconter: elle a beaucoup à dire!
La phrase la plus sotte de la langue française, c'est «bête comme ses pieds».
Echapper à sa propre chronologie est une joie que donnent les rêves.
Il n'y a qu'un seul public: celui qui vient pour aimer... Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
Je prenais la vie et je la jetais sur scène. Une double tradition: celle de l'enseignement et celle de l'art. Je ne suis pas le révolutionnaire qu'on croit: j'ai dépoussiéré.
Les gens ont besoin d'images, ils ont besoin d'émotion, de lyrisme. La danse permet de mélanger un plaisir esthétique, un plaisir dynamique et un plaisir émotionnel. Un minimum d'explications, un minimum d'anecdotes, et un maximum de sensations.
Il y avait le sport, il y avait le cinéma. Il y avait le corps et le rêve: la danse allait proposer des performances sportives, mais en associant le mouvement physique, la performance, à une émotivité. Et en donnant des choses à voir. Des images.
Sur la quantité, on jette, il n'y en a pas beaucoup qui sont bons, peut-être cinq ou six choses qui ne sont pas trop mauvaises.
Je crois que l'on meurt toujours à temps ... Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps.
Œuvres de Maurice Béjart