Il est bon d'avoir appris à ses dépends ce qu'on a besoin de savoir.
Rien ne fut, rien ne sera; tout est, tout a sa vie et appartient au présent.
Est-ce que tout ce qui dans le monde pesait sur nous ou nous était hostile ne disparaissait pas et ne surmontait pas dès qu'on avait vaincu le temps; dès que par la pensée on pouvait faire abstraction du temps?
La sagesse qu'un sage cherche à communiquer à toujours un air de folie.
Le contraire de toute vérité est aussi vrai que la vérité elle-même.
... ils savaient une infinité de choses - mais que valait tout ce savoir, quand on ignore la seule chose qui importe le plus au monde?
Et voilà pourquoi je commence à croire qu'il n'est pas de plus grand ennemi du vrai savoir que de vouloir savoir à tout prix, d'apprendre.
La vie est-elle une souffrance ou une joie? Peu importe; il se peut que ce ne soit point là l'essentiel...
Mais dans ton avidité de savoir prends bien garde à l'épais fourré des opinions et à la dispute sur des mots. Les opinions ici importent peu, elles peuvent être belles ou vilaines, prudentes ou folles, tout le monde peut les épouser ou les réprouver.
«Qu'est-ce donc que tu aurais voulu apprendre à l'aide des doctrines et des maîtres, qu'eux-mêmes, qui t'ont beaucoup appris, ne pouvaient cependant pas t'enseigner?»
Toi, Vénérable, tu es peut-être en effet un chercheur; mais le but que tu as devant les yeux et que tu essaies d'atteindre t'empêche justement de voir ce qui est tout proche de toi.
Govinda: ce qu'on appelle Délivrance et Vertu, même Sansara et Nirvana, ce ne sont que des mots. Il n'y a rien qui soit le Nirvana; il n'y a que le mot «Nirvana»