La vie, mon vieux, c'est pas de la tarte. Si vous n'avez pas le coeur solidement accroché, on vous réduira en bouillie avant que vous n'ayez trente ans.
L'imagination est un vêtement trop grand que les enfants mettent longtemps à remplir.
Tu perds la tête, tu déménages, tu travailles du chapeau, tu as les méninges en accordéon, tu as une araignée au plafond, tu as le timbre fêlé, tu ondules de la toiture, tu es bon pour le cabanon. Ou, tout simplement : tu deviens fou.
Ce n'est que quand nous devenons adultes que nous apprenons à nous servir des concepts, laissant les images aux poètes.
La mort faisait partie de la vie. Et, si l'on n'acceptait pas cette vérité-là, on ne comprendrait jamais rien à la vie. L'idée de sa propre mort est difficile à comprendre, mais elle n'est pas intolérable.