Œuvre

Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale (1934)

On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée; mais pour que ce soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu.
La bonne volonté éclairée des hommes agissant en tant qu'individus est l'unique principe possible du progrès social.
La vérité, c'est que l'esclavage avilit l'homme jusqu'à s'en faire aimer ; que la liberté n'est précieuse qu'aux yeux de ceux qui la possèdent effectivement.