Œuvre

Poésies (1870-1871), Les étrennes des orphelins

L'âpre bise d'hiver, qui se lamente au seuil - Souffle dans le logis son haleine morose!
Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes ! - Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes.
Le rêve maternel, c'est le tiède tapis, - C'est le nid cotonneux où les enfants tapis, - Comme de beaux oiseaux que balancent les branches, - Dorment leur doux sommeil plein de visions blanches ! ...