Œuvre
Pensées éparses d'un rabat joie (2014)
Le mariage : vivre d'amour et d'eau courante.
Le père, quand il n'était pas dans son assiette, c'est qu'il était dans son verre.
Elle m'a dit : Monsieur, je ne vous retiens pas ! Et elle m'a oublié.
Mon heure a sonné : je vais lui ouvrir.
Je me fais vieux : je me raconte, je me répands, j'évioque.
Je suis tombé en admiration derrière elles.
Ma vie est un no woman's land.
Elle aura bientôt enterré toute sa vie dans ses trous de mémoire.
A la fin, ne pouvant plus se retenir, on finit par s'oublier.
Sur le fond, madame, tout nous sépare. Mais je vous rejoins sur la forme.
L'homme : un incident qui se reproduit.
Le bonheur, ce n'est pas à emporter - ça ne se conserve pas -, c'est à consommer sur place.
Pauvre Prince Charmant ! Après le surgelé (la Belle au bois dormant), les conserves : les filles en boîte.
Je voulais collectionner les dames. Je collectionne les échecs.
Reprenez-moi si je vous trompe !
Je leur ai demandé mon chemin. Ils m'ont indiqué le leur.
A mon père je dois d'avoir connu ma mère.
Des hommes on peut tout obtenir, mais on ne doit rien attendre.
Je ne suis pas d'humour à plaisanter.
Elle peut encore plaire à son âge. Mais c'est à un autre âge qu'elle voudrait plaire.
Perte de connaissances. La faculté vient de perdre son doyen, qui, lui-même, n'avait plus toutes ses facultés.
Les poupées gonflables sont encore celles qui se dégonflent le moins.
Au fond, je reste un coureur de formes - de pures formes -, parmi des coureurs de fond qui courent pour la forme.
Beaucoup de bruit pour rien : la fête bat son vide.
Puissions-nous faire l'amour comme la guerre : après l'avoir déclaré !