Est-il vrai que l'au-delà, tout l'au-delà soit dans cette vie?
La beauté sera convulsive ou ne sera pas.
Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers.
Rien ne sert d'être vivant, s'il faut que l'on travaille.
Le 4 octobre dernier, à la fin d'un de ces après-midi tout à fait désoeuvrés et très mornes, comme j'ai le secret d'en passer, je me trouvais rue Lafayette.
Elle va la tête haute, contrairement à tous les autres passants. Si frêle qu'elle se pose à peine en marchant.
Rien ne sert d'être vivant, s'il faut qu'on travaille.
Dans les lettres que je reçois d'elle, ce qui me touche le plus, ce pour quoi je donnerais tout le reste, c'est le post-scriptum.
Le coeur humain est beau comme un sismographe.
Si vous vouliez, pour vous je ne serais rien, ou qu'une trace.
Ni dynamique, ni statique, la beauté je la vois comme je t'ai vue. Comme j'ai vu ce qui, à l'heure dite et pour un temps dit, dont j'espère et de toute mon âme je crois qu'il se laissera redire, t'accordait à moi.
Tout ce que je sais est que cette substitution de personnes s'arrête à toi, parce que rien ne t'est substituable.
Elle est comme le coeur d'une fleur sans coeur.
La tentation de retoucher à distance l'expression d'un état émotionnel, faute de pouvoir au présent la revivre, se solde inévitablement par la dissonance et l'échec.
La vie est autre que ce qu'on écrit.
Il ne faut jamais avoir pénétré dans un asile pour ne pas savoir qu'on y fait les fous tout comme dans les maisons de correction on fait les bandits.