La vie est autre que ce qu'on écrit.

À lire aussi de André Breton

Dans les lettres que je reçois d'elle, ce qui me touche le plus, ce pour quoi je donnerais tout le reste, c'est le post-scriptum.
La terre, sous mes pieds, n'est qu'un immense journal déplié. Parfois une photographie passe, c'est une curiosité quelconque et des fleurs monte uniformément l'odeur, la bonne odeur de l'encre d'imprimerie.
Ils disent - que ne disent-ils pas! - que le monde n'a plus aucune curiosité à donner du côté où nous sommes, ils nous objectent lugubrement que le temps des contes est fini. Fini pour eux!
C'est avant tout la poursuite de l'expérience qui importe: la raison suivra toujours, son bandeau phosphorescent sur les yeux.
Ce que j'ai aimé un jour, que je l'aie gardé ou non, je l'aimerai toujours.
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Dans la même œuvre

Est-il vrai que l'au-delà, tout l'au-delà soit dans cette vie?
La beauté sera convulsive ou ne sera pas.
Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers.
Rien ne sert d'être vivant, s'il faut que l'on travaille.
Le 4 octobre dernier, à la fin d'un de ces après-midi tout à fait désoeuvrés et très mornes, comme j'ai le secret d'en passer, je me trouvais rue Lafayette.