Œuvre

Mes heures perdues (1900), Sonnet pour mon ami R ***

J'avais toujours rêvé le bonheur en ménage, - Comme un port où le coeur, trop longtemps agité, - Vient trouver, à la fin d'un long pèlerinage, - Un dernier jour de calme et de sérénité.
J'abandonnais l'amour à la jeunesse ardente; - Je voulais une amie, une âme confidente, - Où cacher mes chagrins, qu'elle seule aurait lus.