Œuvre
Mémoires, Le temps présidentiel (2011)
Passer pour un inculte me convenait très bien.
Il n'existe pas plus de hiérarchie entre les arts et la culture qu'il n’existe de hiérarchie entre les peuples.
Un homme public doit veiller à se construire un monde personnel où on ne puisse pas l’atteindre.
Méfions-nous des masques multiples de l’extrême-droite. Elle n’est pas un populisme cocardier mâtiné de gros bon sens et du respect des traditions.
Il n'y a pas, il n'y aura jamais de compromis possible avec l'extrême-droite. Tous ceux qui s’y sont essayés, pensant jouer au plus fin, ont trouvé sur leur chemin plus forts et plus cyniques qu'eux. Ils ont fini submergés et vaincus.
Le plus difficile, dans l'exercice du pouvoir, est de se doter de collaborateurs qui osent affirmer ce qu'ils pensent à celui qui les dirige, sans craindre de lui déplaire, ni se contenter d'abonder dans le sens de ce que lui, selon eux, souhaite entendre.
Le phénomène de cour est inhérent au fonctionnement des entourages. C'est un mal inévitable qui peut devenir fatal si l'on ne dispose pas de solides contre-feux pour en limiter les effets.
Homme de caractère comme on en dénombre peu au sein de l'appareil d'État, inventif, fougueux, stimulant, riche d'une expérience internationale acquise dès sa jeunesse, peu enclin à masquer ses convictions ou à atténuer ses jugements, Dominique de Villepin est un excellent antidote à cet esprit courtisan où la servilité le dispute toujours au conformisme.
Le protectionnisme ne mène qu'à la régulation économique et sociale. Spirale destructrice, il a conduit, par le passé, à l'aggravation de la crise de 1929 et à la guerre.
La mondialisation n'a pas créé l'exclusion, mais elle aggrave sans doute, en laissant au bord du chemin tous ceux qui ne peuvent suivre le rythme toujours plus rapide des adaptations rendues nécessaires par la concurrence.