Œuvre

Lettres à l'inconnue (2008)

Les contes de fées c'est comme ça. Un matin on se réveille. On dit: ce n'était qu'un conte de fées. On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c'est la seule vérité de la vie.
Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n'est pas si grand puisque j'ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine.
On dit: Ce n'était qu'un conte de fées. On sourit de soi. Mais au fond, on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées, c'est la seule vérité de la vie.
On écoute la musique du coeur. C'est joli pour qui sait entendre.
Pardon de vous déranger... c'était seulement pour dire bonjour!
Je baigne dans ce temps vide où je n'ai plus rien à rêver.
Le plus triste c'est, d'un chagrin, que l'on se demande «est-ce bien la peine...».
Un Petit Prince sceptique n'est plus un Petit Prince.
Et j'étais ce soir-là comme un vieux capitaine plein d'expérience à bord d'un tout petit navire. Il fallait le conduire vers le jour...
Je voulais la faire voyager dans l'amour.
J'étais un peu un cambrioleur de sommeil...
L'attente. Les pas légers. Puis les heures qui coulent fraîches comme un ruisseau entre les herbes sur des cailloux blancs. Les sourires et les mots sans importance qui ont tellement d'importance. On écoute la musique du coeur : c'est joli pour qui sait entendre. Bien sûr on veut beaucoup de choses. On veut cueillir tous les fruits et toutes les fleurs. On veut respirer toutes les prairies. On joue. Est-ce jouer ? On ne sait jamais où le jeu commence ni où il finit, mais on sait bien que l'on est tendre. Et l'on est heureux.
On écoute la musique du coeur : c'est joli pour qui sait entendre.
Petite fille, j'ai essayé de vous téléphoner […]. Je vous ai aussi envoyé un mot de quatre lignes mais vous n'avez pas accusé le coup. C'est pourquoi, petite fille invisible, je me suis inventé la petite fille ci-joint dont je vais me faire une amie, comme du Petit Prince, et dont je vais raconter l'histoire. […] Elle est toute mélancolique parce qu'elle ne sait pas encore que je suis pour elle un grand ami, mais je crois que sur un de mes prochains dessins elle va sourire.
Les contes de fées c'est comme ça. Un matin on se réveille. On dit : « Ce n'était qu'un conte de fées … ». On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c'est la seule vérité de la vie.
On sait bien que les contes de fées c'est la seule vérité de la vie.
Je ne veux plus me brouiller avec toi. Tant pis pour moi si je suis parfois un peu triste. Tu as raison sur tant de choses, je te ferais sans doute plus de mal que de bien. Sans doute, non, mais peut-être. Alors j'ai pris de grandes résolutions et tu peux me revoir. Je suis ton ami. Bien sûr, mes résolutions, le moindre printemps les ferait fléchir mais tant pis s'il n'est point de printemps.