Œuvre

Lettre, à Sophie Cannet, 8 mai 1772

Ah! que j'ai pensé à toi dans cette promenade délicieuse! que je t'y ai souhaitée! que je t'ai dit de choses dont tu n'as pas entendu un seul mot! ton coeur est mon interprète fidèle: c'est sur lui que je me repose.
Je lui disais, il y a quelque temps, entre autres douceurs, que les fruits qu'on recueillait de son amitié avaient un suc piquant et acre, qui pouvait aiguiser certains goûts, mais qui rebutait le plus grand nombre.