Œuvre

Les Ames croisées (2010)

La vie n'est pas un pré verdoyant dans lequel il fait bon se promener. La vie est une jungle impitoyable où seuls survivent et avancent les plus forts, les plus intelligents, les plus prévoyants.
Je suis un Armure. Seuls mes actes comptent, don Onchêne. Vous le comprendrez bientôt.
Un gardien qui affole son troupeau est plus qu'un sot, Nawel, c'est un irresponsable !
Le sage et le lâche ont en commun l'art de la fuite. Bien prétentieux celui qui se permet de les juger.
Écrire. Non pas une lettre, ni même un journal intime. Non. Simplement écrire. Comme on respire. Pour vivre.
Rien de ce qui a été dessiné ne peut-être gommé, murmura-t-elle. Rien de ce qui a été écrit ne peut-être effacé, rien de ce qui a été fait ne peut être oublié. Ou pardonné.
C'est à la vie que nous devons le respect, Philla. A la vie, pas à la mort.
Vivre c'est se mettre en danger, réalisa-t-elle. De la même façon qu'apprendre à marcher c'est d'abord accepter l'idée de tomber.
La vie est un chemin qui se parcourt dans un seul sens. La reprendre à zéro est impossible. On peut choisir sa destination, réfléchir quand on arrive à une intersection, ralentir, accélérer, décider de ne plus refaire les mêmes erreurs, on ne revient jamais en arrière.
Sais-tu que l'on se construit plus par les drames auxquels on survit que par les bonheurs que l'on vit ?