Œuvre

Le Tribunal des âmes (2012)

Internet est comme l'esprit humain : un détail suffit pour réveiller une chaîne de synapses qui ramènent à la mémoire quelque chose qu'on croyait oublié. Le réseau n'oublie pas.
Les maisons ne mentent jamais. Quand ils parlent d'eux-mêmes les gens s'entourent de superstructures auxquelles ils finissent par croire. Mais le lieu où ils ont choisi de vivre, inévitablement, dit tout d'eux.
Je ne suis pas devenu aveugle. C'est le monde qui s'est éteint autour de moi.
La plus grande peur de tout être humain, même de celui qui a choisi de vivre en ermite, n'est pas de mourir. C'est de mourir seul.
Les enfants n'ont pas besoin de souvenirs, ils apprennent en oubliant.
Quand on n'a plus de ressources propres, tout ce qui reste est la foi en un Dieu en qui on ne croit pas.
Parfois les hommes se laissent guider par leurs superstitions. Pour conjurer l'angoisse du doute, ils sont prêts à croire à n'importe quoi.
Pourtant, il aurait préféré la vérité à la justice.
Les mois suivant la mort de David, la solitude avait constitué un refuge précieux. Ce n'était pas un état, c'était un lieu.
Les enfants n'ont pas besoin de souvenirs. Ils apprennent en oubliant.
Quand la vérité est inscrite sur la peau, elle est à la portée de tout le monde, cachée et pourtant si proche.
De la rencontre avec l'homme à la cicatrice sur la tempe, elle ne gardait qu'une stupeur dont elle ne savait que faire.