Œuvre

Le Palace (1962)

Le personnage d'airain debout sur son piédestal de mers et de continents (représentés allégoriquement par les figures de marbre ou de bronze au pied du monument)
Cette partie de lui-même qui diminuait, rapetissait, s'amenuisait à toute vitesse, n'avait plus maintenant que les dimensions et la voix dérisoire d'une minuscule poupée costumée en singe.
Il serait là, solitaire et secoué de spasmes, dans la puanteur ammoniacale, l'âcre odeur d'excréments, de cigare refroidi et de désinfectant.
Ce quelque chose d'indicible qui caractérise les amputés et les infirmes.
Un jour ce fusil partira tout seul et tu te feras sauter la cafetière.
L'on pouvait voir à présent le sommet de son crâne légèrement dégarni par une tonsure que les cheveux ne dissimulaient plus.