Œuvre

Le Monde comme volonté et représentation (1819)

La mort est le génie qui inspire le philosophe, l'Apollon musagète de la philosophie... S'il n'y avait pas la mort, on ne philosopherait guère.
En face d'une oeuvre d'art, il importe de se taire comme en présence d'un prince: attendre de savoir s'il faut parler et ce qu'il faut dire, et ne jamais prendre la parole le premier. Faute de quoi, on risquerait fort de n'entendre que sa propre voix.
Ce que raconte l'histoire n'est en fait que le long rêve, le songe lourd et confus de l'humanité.
Le monde est un accident regrettable.