Œuvre

Le Miroir des idées (1994)

Si le beau est fini et harmonieux, le sublime est infini et dynamique. Le sublime nous place dans un état de déséquilibre vertigineux où se mêlent étrangement le plaisir et la terreur.
Etre en bonne santé c'est de pouvoir abuser de sa santé impunément.
La nature ignore la roue, sans doute parce que la nature est accumulation, maturation, vieillissement, toutes choses que nie la roue, symbole de retour indéfini au point de départ.
Vous ne pouvez pas avoir d'amitié pour quelqu'un qui n'a pas d'amitié pour vous. Ou elle est partagée, ou elle n'est pas. En somme, il ne peut pas y avoir d'amitié malheureuse.
Tandis que l'amour, hélas ! Il y eut un silence dans lequel s'engouffra toute la passion amoureuse grandie, nourrie, exaspérée par l'indifférence de l'être aimé.
L'amour malheureux, c'est le ressort principal de la tragédie et du roman.
J'aime et je suis aimé, disait le poète. Ce serait le bonheur s'il s'agissait de la même personne. Hélas, il s'agit rarement de la même personne !