Œuvre
Le Chuchoteur (2010)
Quelqu'un m'a dit que le mal peut toujours être prouvé. Le bien, jamais. Parce que le mal laisse des traces sur son passage. Tandis que le bien, on ne peut qu'en témoigner.
Dieu se tait. Le diable murmure.
La mort, surtout si elle est violente, exerce une drôle de fascination sur les vivants. Devant un cadavre, nous sommes tous curieux. La mort est une dame très séduisante.
Steve était trop normal pour être un monstre. Trop semblable à eux. Paradoxalement, l'idée qu'il y ait quelqu'un d'autre derrière lui, un être encore mystérieux, un vrai monstre, les rassurait.
On a toujours quelque chose à cacher. Son père le lui disait quand elle était petite : Nous nous mettons tous les doigts dans le nez. Souvent, nous le faisons quand personne ne peut nous voir, mais nous le faisons.
On appelle pareidolie la tendance instinctive à trouver des formes familières dans des images désordonnées. Dans les nuages, dans les constellations, ou même dans les flocons d'avoine qui flottent dans une tasse de lait.
Pour beaucoup de gens, humaniser Hitler revient à l'expliquer, en quelque sorte. Mais la société prétend que le mal extrême ne peut pas être expliqué, ni compris. Essayer de le faire, cela reviendrait à chercher une justification.
Les tueurs en série, par leurs actes, essayent de nous raconter une histoire.
Tu vois : les riches sont malheureux parce qu' ils savent que, tôt ou tard, ils devront renoncer à tout ce qu' ils possèdent. Tu ne peux pas emporter ton argent dans la tombe.
Les enfants ne voient pas la mort. Parce que leur vie dure une journée, du réveil au coucher.
Le mal ne génère que du mal. Ça a toujours été sa caractéristique principale.
C'est un prédateur, non ? Alors apprends-moi à chasser...
L'instinct de tuer est en chacun de nous. Mais grâce au ciel, nous sommes aussi dotés d'un dispositif qui nous permet de le garder sous contrôle, de l'inhiber. Cependant, il existe toujours un point de rupture.