Œuvre

Le Cheval d'orgueil (1976)

On ne peut pas toujours résister à la pression d'une société qui, malgré ses inégalités et ses aspirations diverses, a pour première ambition de persister comme elle est.
Il n'est pas interdit de paraître plus qu'on est dès l'instant qu'on a décidé de faire ce qu'il faut pour devenir ce que l'on paraît être.
Le théâtre est une domestication.
L'artisanat refleurit partout, les sabotiers, les bourreliers, les tisserands, les potiers, les sculpteurs à couteaux de poche voient refleurir un âge d'or.
Certains Cercles de la montagne sont uniquement constitués de paysans et de paysannes qui n'ont aucune rupture dans leurs manifestations festivales. L'authenticité de leurs danses et de leurs chants est éclatante.
Dans les campagnes ... la langue quotidienne est toujours le breton. Presque tout le monde sait aussi «faire avec le français», certains même fort bien.
Bientôt, les ouvriers apportent dans de grandes pinces le premier bandage de fer qui est déposé sur la couronne ardente et ne tarde pas à rougir. On amène alors la grande roue en bois.
Vous êtes des paysans, des violents, des sauvages, des Bonnets Rouges.
Morte Maï Zall qui récurait si bien les soupières et les plats à chaque fricot où elle était obligatoirement invitée. Les repas de noces sont toujours abondants mais déjà plus raffinés.
Quand la marmite est vide, il reste la gratte du fond qui est également partagée sauf que j'en ai toujours, je ne sais comment, la plus grosse part.
Il ne suffit pas de dire: je suis Breton, ni même: je parle breton. Il suffit encore moins de se mettre un kabig sur le dos, d'orner sa voiture d'un drapelet gwenn-ha-du et d'un B.Z.H. pour aller courir les festou-noz.
Ils étaient placés au bas de l'échelle, la meilleure place pour cracher à l'aise.