Œuvre

La Promesse de l'océan (2015)

Au prix de sacrifices constants, les pêcheurs travaillaient pour des salaires de misère en risquant leur vie. Le métier était dur, la retraite indécente, et tous les quatre matins on leur changeait les règles du jeu en modifiant les lois. Comment cette profession sinistrée pouvait-elle encore faire rêver des jeunes ? Par amour de la mer ?
La rémunération des marins pêcheurs se faisait à la part, liée à la valeur des captures, et trouver le bon endroit où descendre le chalut était une question d'instinct. Quand l'équipe était soudée, les hommes travaillaient avec un minimum de mots, un regard suffisait pour coordonner leurs gestes.
Toutes les forêts de Bretagne, même moins célèbres que celles de Paimpont - appelée à tort Brocéliande - recelaient des mystères, des étangs secrets, et peut-être des enchanteurs. Il suffisait de tomber sur une minuscule clairière, éclairée d'un rayon de soleil fin comme une épée et dardé à travers le feuillage, pour croire à la magie.
La pêche et la plaisance représentaient deux mondes distincts, même si tous ceux qui naviguaient étaient des marins, et donc solidaires.