Au prix de sacrifices constants, les pêcheurs travaillaient pour des salaires de misère en risquant leur vie. Le métier était dur, la retraite indécente, et tous les quatre matins on leur changeait les règles du jeu en modifiant les lois. Comment cette profession sinistrée pouvait-elle encore faire rêver des jeunes ? Par amour de la mer ?

À lire aussi de Françoise Bourdin

La jeunesse ne parvient jamais à imaginer que des gens âgés puissent s'aimer avec passion.
Les choses ne sont jamais parfaites, nulle part, et nous n’échappons pas à la règle.
Certains silences valent mieux que toutes les confessions du monde.
Satisfaire sa femme faisait partie de ses devoirs d’époux, ça ne le rendait pas gâteux pour autant. Il ne voulait pas qu’elle s’angoisse, ni qu’elle soit triste, quoi de plus légitime ? Néanmoins, des expressions comme « tu es tombé bien bas » ou « tu trembles devant elle » l’avaient mis hors de lui parce qu’elles contenaient une part de vérité.
La pêche et la plaisance représentaient deux mondes distincts, même si tous ceux qui naviguaient étaient des marins, et donc solidaires.
Toutes les citations de Françoise Bourdin →

Dans la même œuvre

La rémunération des marins pêcheurs se faisait à la part, liée à la valeur des captures, et trouver le bon endroit où descendre le chalut était une question d'instinct. Quand l'équipe était soudée, les hommes travaillaient avec un minimum de mots, un regard suffisait pour coordonner leurs gestes.
Toutes les forêts de Bretagne, même moins célèbres que celles de Paimpont - appelée à tort Brocéliande - recelaient des mystères, des étangs secrets, et peut-être des enchanteurs. Il suffisait de tomber sur une minuscule clairière, éclairée d'un rayon de soleil fin comme une épée et dardé à travers le feuillage, pour croire à la magie.
La pêche et la plaisance représentaient deux mondes distincts, même si tous ceux qui naviguaient étaient des marins, et donc solidaires.