Œuvre

La Nouvelle Justine (1795)

J'imiterai (la nature), mais en la détestant; je la copierai, elle le veut, mais ce ne sera qu'en la maudissant.
L'impossibilité d'outrager la nature est, selon moi, le plus grand supplice de l'homme.
La tolérance est la vertu du faible.
Tout est bon quand il est excessif.
Un de vos philosophes modernes se disait l'amant de la nature: eh bien, moi, mon ami, je m'en déclare le bourreau.
La soumission du peuple n'est jamais due qu'à la violence et à l'étendue des supplices.
Le bonheur n'est que dans ce qui agite, et il n'y a que le crime qui agite: la vertu, qui n'est qu'un état d'inaction et de repos, ne peut jamais conduire au bonheur.
- Aussi le meurtre est un plaisir. - - - Je dis plus; il est un devoir; il est un des moyens dont la nature se sert pour parvenir aux fins qu'elle se propose sur nous.
Ma reconnaissance vous est due, j'en conviens, mais je ne l'acquiterai pas au prix d'un crime.
J'étais déjà presque sur la crête, lorsque tout s'éboulant par mon poids, je retombai dans le fossé sous les débris que j'avais entraînés.
La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? et l'individu qui s'isole peut-il lutter contre tous ?
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme, et non pas à la nature.