Œuvre

La Mort du loup

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre, Me prenant à penser ; et n'ai pu me résoudre À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois, Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois, Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
— Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur, - \r\nEt ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur ! - \r\nIl disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive, - \r\nÀ force de rester studieuse et pensive,\r\nJusqu'à ce haut degré de stoïque fierté\r\nOù, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté. - \r\nGémir, pleurer, prier, est également lâche. - \r\nFais énergiquement ta longue et lourde tâche - \r\nDans la voie où le sort a voulu t'appeler, - \r\nPuis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »