Ah ! je t'ai bien compris, sauvage voyageur, - \r\nEt ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur ! - \r\nIl disait : « Si tu peux, fais que ton âme arrive, - \r\nÀ force de rester studieuse et pensive,\r\nJusqu'à ce haut degré de stoïque fierté\r\nOù, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté. - \r\nGémir, pleurer, prier, est également lâche. - \r\nFais énergiquement ta longue et lourde tâche - \r\nDans la voie où le sort a voulu t'appeler, - \r\nPuis après, comme moi, souffre et meurs sans parler. »

À lire aussi de Alfred de Vigny

Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme sur du marbre. - J'aime à labourer.
Qu'elle était belle, ma Frégate, - Lorsqu'elle voguait dans le vent!
Il y a deux choses que l'on conteste bien souvent aux rois: leur naissance et leur mort. On ne veut pas que l'une soit légitime, ni l'autre naturelle.
Je gagerai cent livres sterling que cette rencontre de lord Talbot me portera malheur.
J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre, Me prenant à penser ; et n'ai pu me résoudre À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois, Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois, Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
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J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre, Me prenant à penser ; et n'ai pu me résoudre À poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois, Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois, Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve