Œuvre

La Mer (1861)

La seiche a le parfum exquis, l'ambre gris, qu'on ne trouve dans la baleine que comme résidu des seiches en nombre infini qu'elle absorbe.
On se souvient alors avec horreur qu'au moment du passage, la trombe, aspirant l'eau, aspirait aussi le navire, voulait le boire, le tenait suspendu dans l'air et hors de l'eau, puis elle le lâchait, le faisait plonger dans l'abîme.
Les plus faibles des créatures, les atomes à coquilles, les méduses microscopiques.
Sur la tête de ce monde d'en bas, comme pour l'abriter du soleil, ondulant en saules, en lianes, ou se balançant en palmiers, les majectueuses gorgones de plusieurs pieds font, avec les arbres nains de l'isis, une forêt.
Le plus tentant pour l'homme, c'est l'inutile et l'impossible.
Les rêveurs et les érudits d'un siècle pédantesque entassaient, commentaient les textes. Et la découverte, peu difficile d'elle-même, le devenait à force de lectures, de réflexions, d'utopies chimériques.