Œuvre

La Femme qui tuait les hommes (2018)

Tu prônes la nécessité du sacrifice sur l'autel de la liberté. Tu prétends lutter pour la délivrance du peuple russe. Mais que sais-tu de nos souffrances, camarade Lénine ? Dans ta chair, qu'en sais-tu ?
Les coups ne sont rien à côté de la faim. Tu peux te sauver devant les poings et le fouet , tu peux te cacher, parfois tu peux rendre les gifles. Tu n’échappes pas au garde-manger vide et au puits à sec. La grande famine a été la forge et l’enclume. Elle a fait de nous les soldats que nous sommes
Les femmes devraient avoir la même liberté d'être et d'agir que les hommes. Elles ont autant d'intelligence, souvent plus de réflexion. Elles ont aussi la force morale, qui vaut mieux que la force physique. Si on ne leur donne pas le droit de faire ce que font les hommes, elles doivent le prendre. Leur destin leur appartient.
Quand on manque de tout, rien n'est à personne.
Les amours brèves sont les seules éternelles.