Œuvre

La Cité Montgol (1952)

La plus belle récompense de l'homme - c'est encore son sommeil.
L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face.
La peur - c'est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.
La douceur - c'est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.
Le contentement - c'est l'odeur d'une blonde qui, lente, efface ses bas noirs.
L'été - c'est l'ombre de la jarre qu'emperle son frais et cette parole qui traverse encore le dédale de vacances.
L'enfance - c'est la clef rouillée que cachent les buis - celle qui forcerait toutes les serrures.
Le rêve - c'est l'instant où tombe enfin la robe des clairières.
Oui, si tu retournes danser - Chez Temporel, un jour ou l'autre, - Pense aux bonheurs qui sont passés - Là, simplement, comme les nôtres.