Œuvre

La Cité antique (1864)

Zénon enseigne à l'homme qu'il a une dignité, non de citoyen, mais d'homme; qu'outre ses devoirs envers la loi, il en a envers lui-même, et que le suprême mérite n'est pas de vivre ou de mourir pour l'Etat, mais d'être vertueux et de plaire à la divinité.
Une fois que la réflexion eût été ainsi éveillée, l'homme ne voulut plus croire sans se rendre compte de ses croyances, ni se laisser gouverner sans discuter ses institutions.
Tout ce qui était sacré donnait lieu à une fête.
Zénon enseigne à l'homme qu'il a une dignité, non de citoyen, mais d'homme.
Devant la richesse le sentiment le plus ordinaire n'est pas le respect, c'est l'envie.
Il n'y avait rien qui fût plus à coeur à une ville que le souvenir de sa fondation.
Quelle que soit la forme de gouvernement, monarchie, aristocratie, démocratie, il y a des jours où c'est la raison qui gouverne, et d'autres où c'est la passion.
Dans les cités anciennes la loi frappait les grands coupables d'un châtiment réputé terrible, la privation de sépulture.
Heureusement, le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui.
L'inégalité politique qui résultait de la différence des fortunes parut bientôt une iniquité, et les hommes travaillèrent à la faire disparaître.
Sans doute la pensée ne peut pas se dégager aisément des liens que lui a faits l'habitude.