Œuvre
L'herbe et le varech
Ce qui est le pire, au fond, ce n'est pas de renoncer à un être. On finit toujours par trouver des raisons. C'est de renoncer à ce qu'il représente dans une vie.
Au fond, tout le mystère de la poésie est d'être attentif au monde.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Pour écrire, il faut se reprendre, soi. Etre capable d'entendre rire les pierres si l'on veut saisir sa propre voix.
Il faut sans cesse et sans cesse passer par toutes les étapes de la désillusion, se retrouver seul et toucher le fond de sa détresse. Choisir le difficile, l'impossible, la nuit, ce qui n'est pas dit. Ecrire est à ce prix - Vivre aussi.
Le gouffre le plus angoissant qui soit: l'amour...
Il faut être riche de temps et d'argent pour avoir une vie intellectuelle: la culture n'est pas à la portée des démunis de la société.
L'être est un mystère que l'on ne finit pas de creuser.
L'absurdité est le véritable ordre des choses.
L'amour passe et choisit ses élus...
L'amour d'un enfant est un absolu. Il faut y répondre par l'absolu ou par rien du tout. Il n'y a pas de moyen terme.
Un amour est un voyage aux confins de soi-même.