Œuvre
L'Expérience intérieure (1943)
Je traîne en moi comme un fardeau le souci d'écrire ce livre. En vérité je suis agi.
J'appelle expérience un voyage au bout du possible de l'homme. Chacun peut ne pas faire ce voyage, mais, s'il le fait, cela suppose niées les autorités, les valeurs existantes que limitent le possible.
On n'atteint des états d'extase ou de ravissement qu'en dramatisant l'existence en général.
Pour aller au bout de l'homme, il est nécessaire, en un certain point, de ne plus subir, mais de forcer le sort.
Personne, décidément, ne voit de face : le soleil, l'oeil humain le fuit...