Œuvre
L'auteur et autres textes
... mon rêve se dilue, comme l'eau dans l'eau.
La nuit aveuglait les chemins.
... son destin était de chanter et de faire résonner dans la concave mémoire humaine.
... nous pouvons mentionner ou évoquer, mais jamais exprimer ...
... la gloire agrandit.
Le rêve d'un homme fait partie de la mémoire de tous.
... le mythe est au principe de la littérature et ... il est aussi à son terme.
... le réel était une des virtualités du rêve.
... il s'était déjà entraîné à simuler qu'il était quelqu'un, afin qu'on ne découvrît pas sa condition d'être personne.
Dans les rêves (Coleridge l'écrit), les images représentent les impressions que nous imaginons qu'elles provoquent.
... ce qui est bon n'appartient à personne ...
Le cône inversé, par son sommet ouvert, - Laisse glisser le sable minutieux. - Or graduel, il emplit en tombant - Le cristal concave qui clôt son univers.
Il n'est rien que n'entraîne l'infatigable - Et mince filet de sable nombreux. - Comment me sauverai-je, qui suis malheureux - Accident du temps, lui-même chose friable.
On perd toujours l'essentiel. C'est une - Loi de toute parole sur le Divin.
La gloire est aussi une des formes de l'oubli.
Loué soit l'infini - Labyrinthe des effets et des causes, - Qui, avant de me présenter le miroir - Dans lequel je ne verrai personne ou je verrai un autre, - M'accorde la pure contemplation - D'un langage de l'aube.
... Sur le damier du patio, le robinet - Laisse tomber une goutte périodique.
Cet été, j'aurai cinquante ans; - La mort me dégrade, incessamment.
J'ai vécu peu. J'ai lu beaucoup.
Aveugle pour les fautes, le destin peut être implacable pour les moindres distractions.
La réalité aime les symétries et les légers anachronismes.
(En parlant d'un vieillard) Un grand nombre d'années l'avaient réduit et poli comme les eaux font une pierre et les générations une maxime.
A force de nous apitoyer sur les malheurs des héros de romans, nous finissons par nous apitoyer trop sur les nôtres.
Il existe une heure de la soirée où la prairie va dire quelque chose. Elle ne le dit jamais. Peut-être le dit-elle infiniment et nous ne l'entendons plus, ou nous l'entendons, mais ce quelque chose est intraduisible comme une musique...
Nous pouvons mentionner ou évoquer, mais jamais exprimer.