Œuvre

L'amour et l'oubli (2006)

Les expos, ça me stresse toujours. J'adore la sculpture mais je ne supporte pas le côté public du métier. Exposer tout mon travail. C'est comme se déshabiller devant des inconnus. La sculpture, c'est tellement intime.
Exposer tout mon travail. C'est comme se déshabiller devant des inconnus.
Quoi que soit l'amour, ce n'est jamais autre chose. L'amour, c'est notre oxygène. Comme le ciel.
L'envie de partager, c'est différent de lier ta vie irrémédiablement à celle d'autrui ou, pire, d'éprouver le besoin qu'autrui soit totalement dépendant de toi.
Peut-être l'amour commence-t-il là où le langage s'arrête. C'est pourquoi on dit faire l'amour : le corps participe à la création de quelque chose qui n'existait pas avant. Nous le faisons littéralement, nous lui donnons vie et forme.
Peut-être, en fin de compte, n'y a-t-il pas une grande différence entre la lumière et les ténèbres. Le problème, c'est notre façon de voir.
A chaque épisode de l'Afrique du Sud me correspond une femme.
Comment aurais-je pu être moi, si chacune d'entre elles n'avait pas existé ?
Ecrire pour trouver une sorte de rédemption, avant que ça s'échappe. Avant que j'oublie.
L'Afrique du Sud est devenue la seule femme que je ne pourrais jamais quitter.