Œuvre
Journal de Paul-Jean Toulet
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime; non pas si cruelle que l'oubli.
Rien n'est plus féroce que le coeur.
Si les gens heureux n'ont pas d'histoire, ils feraient bien de ne pas nous la raconter.
Le temps passe. Ah, si on pouvait le regarder passer. Mais hélas, on passe avec lui.
En amour comme en maladie les rechutes sont graves.
Peut-être qu'il est doux d'être mort. Il ne l'est pas assurément de mourir.
Il est moins doux d'assouvir son amour que de satisfaire sa vengeance.