Œuvre

Fort comme la mort (1889)

Entre les fenêtres, le bureau de la comtesse, meuble coquet du siècle dernier, sur lequel elle écrivait les réponses aux questions pressées apportées pendant les réceptions.
Il compara, pour finir, les gens du monde aux chevaux de course qui ne servent à rien, à vrai dire mais qui sont la gloire de la race chevaline.
Il compara, pour finir, les gens du monde aux chevaux de course qui ne servent à rien, à vrai dire, mais qui sont la gloire de la race chevaline.
La haute horloge flamande de l'escalier qui, régulièrement, carillonnait l'heure, la demie et les quarts.
Il avait eu, chez les femmes du demi-monde, des aventures rapides dues à sa renommée, à son esprit amusant, à sa taille d'athlète élégant et à sa figure énergique et brune.
Elle frissonnait encore de cette terreur que laisse si longtemps en nous la mort d'un être aimé trouvée dans une dépêche.
Le monde accuse, soupçonne et calomnie avec une déplorable facilité.
Mais cet amour est devenu quelque chose d'irrésistible, de destructeur, de plus fort que la mort.
Il dut lui donner mille détails de toute sorte, ces détails minutieux où se complaît la curiosité jalouse et subtile des femmes.
L'autre sachant que les peintres n'ont pas toujours l'humeur donnante, et que la mémoire des promesses est courte, se jeta sur l'occasion.
Mais à peine entrée dans la haute pièce sévère et drapée, la clarté joyeuse du ciel s'atténuait, devenait douce, s'endormait sur les étoffes, allait mourir dans les portières ...
Quand une femme hait l'homme qui l'a violée, elle ne peut plus se trouver devant lui sans que cette haine éclate.
Avait-elle subi une de ces imperceptibles émotions dont l'effleurement a été si fugitif que la raison ne s'en souvient point, mais dont la vibration demeure aux cordes du coeur les plus sensibles.
D'autres étaient petits, actifs, fluets ou trapus, cravatés d'un foulard, vêtus de vestons ou ensaqués en de singuliers costumes spéciaux à la classe des rapins.
On n'aime qu'une fois ! Le coeur peut s'émouvoir souvent à la rencontre d'un autre être, car chacun exerce des attractions et des répulsions.
Il n'y a vraiment que le mariage pour unir deux existences.
On aime sa mère presque sans le savoir, sans le sentir, car cela est naturel comme de vivre.
On aime sa mère presque sans le savoir, sans le sentir, car cela est naturel comme de vivre; et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière.
Mais oui, mais oui. Je suis vieux. Tout le montre, mes cheveux, mon caractère qui change, la tristesse qui vient.
Entrainée vers lui par son coeur qui était vierge, et par son âme qui était vide, la chair conquise par la lente domination des caresses, elle s'attacha peu à peu comme s'attachent les femmes tendres, qui aiment pour la première fois.
A mon âge, au contraire, l'amour est devenu une habitude d'infirme, c'est un pansement de l'âme, qui ne battant plus que d'une aile s'envole moins dans l'idéal. Le coeur n'a plus d'extase, mais des exigences égoïstes.
Paris, la seule ville où un homme ne vieillisse pas, la seule où, à cinquante ans, pourvu qu'il soit solide et bien conservé, il trouvera toujours une gamine de dix-huit ans, jolie comme un ange, pour l'aimer.