Œuvre
Feuillets d'automne (1949)
(Barrès) Très soucieux de sa personne et toujours admirablement vêtu, avec tout à la fois une grande élégance et une sorte de négligence apprêtée.
Barrès n'aidait guère à s'épanouir et à se manifester des personnalités différentes de la sienne.
(Suarès) ne fait point effort pour se grandir, ni pour enfler sa voix, mais pas non plus pour se réduire et se ramasser; la moindre pensée s'amplifie de tous les échos qu'elle éveille en sa grande âme.
Provisoirement je penserai que la vertu, c'est ce que l'individu peut obtenir de soi de meilleur.
Que la vie de «l'âme» se prolonge par delà la dissociation de la chair, il y a là, pour moi de l'inadmissible, de l'impensable, et contre quoi proteste ma raison; aussi bien que contre le foisonnement incessant des âmes.
Je crois au monde spirituel, et tout le reste ne m'est de rien. Mais ce monde spirituel, je crois qu'il n'a d'existence que par nous, qu'en nous, qu'il dépend de nous, de ce support que lui procure notre corps.