... les plus riches ... ont remplacé le besoin par les besoins.
... cette dilatation gratuite de l'être qu'est la joie.
... sous la pression d'une existence harcelante, notre pensée se meut si vite que les moyens d'expression ne l'ont pas encore rattrapée.
La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n'en a créées.
La moitié des gens ont peur de ne pas gagner leur bifteck, l'autre moitié de se le voir prendre: tous d'avoir à manger seuls.
A voir ce que l'école exige aujourd'hui de nos fils, je me demande combien de pères seraient capables d'êtres des enfants.
... voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
Savoir voyager, c'est avoir la science des accords.
Voyager, c'est être infidèle. Soyez-le sans remords; oubliez vos amis avec des inconnus.
... par une désertion volontaire, entraînons-nous à ce jour où il nous faudra tout quitter.
... un bon voyageur ne doit pas se produire, s'affirmer, s'expliquer, mais se taire, écouter et comprendre.
Puisse le voyage nous avoir rappelé notre bonheur!
Jouons avant tout la règle du jeu, et le jeu du campement, c'est de montrer à la civilisation que l'on peut se passer d'elle.
Le sage d'efforce de ne pas voir les premiers plans immédiats, qui s'enfuient, mais de fixer les yeux sur les lointains, qui sont immobiles. - Le vrai repos vient de nous.