Elle ne fait rien. Elle ne dit rien. Mais elle est là.
Le bonheur n'a jamais été le lot de ceux qui s'acharnent.
Les fleurs, si elle est un peu nerveuse, lui feront du bien.
Cette moisissure suprême et mobile de la terre qu'est l'humanité ...
Je ne comprends pas les paroles des gens. Je n'ai pas d'instruction. Je comprends les gens...
Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à la vie. C'est leur enlever, s'ils en ont une, leur liberté de mort.
La fraternité est ce qui distingue les humains. Les animaux ne connaissent que l'amour...
On réussit chez les rois les expériences qui ne réussissent jamais chez les humbles, la haine pure, la colère pure.
Ce n'est pas dans le rôle d'un jardinier de réclamer de Dieu un orage, même de tendresse.
Où qu'on aille, on se retrouve aussitôt face à face. La terre est ronde pour ceux qui s'aiment.
Je te perds ta vie, et je m'excuse.
Le scandale n'est jamais retombé que sur ceux qui le provoquent.
Le seul bonheur que j'ai connu en ce monde est l'attente.
Je suis jolie et il est laid. Je suis jeune et il est vieux. J'ai de l'esprit et il est bête. J'ai une âme et il n'en a pas. Et c'est lui qui a tout. En tout cas il m'a. Et c'est moi qui n'ai rien. En tout cas, je l'ai.
C'est là ce qui est si beau et si dur dans la vérité, elle est éternelle mais ce n'est qu'un éclair.
La mort a ceci de bon qu'on peut se confier à elle ...
Je suis dans un de ces moments où je vois si nette la piste de ce gibier qui s'appelle le bonheur.
Elle est la lumière sans résidu, la lampe sans mazout, lumière sans mèche.
Quand vous voyez un immense visage emplir l'horizon et vous regarder bien en face, d'yeux intrépides et purs, c'est cela un peuple.
Je parle en femme. C'est un regard étincelant, à filtrer, à dorer. Mais il n'a qu'un phosphore, la vérité. C'est ce qu'il y a de si beau, quand vous pensez aux vrais peuples du monde, ces énormes prunelles de vérité.
C'est bien ce que je dis. Tu raisonnais. Tu calculais. Tu étais une nourrice, pas une mère!
Ne parle pas d'elle, surtout pas d'elle. Imaginons une minute, pour notre bonheur, que nous ayons été enfantés sans mère.
Je ne t'étouffe pas... Je ne te tue pas... Je te caresse. Je t'appelle à la vie. De cette masse fraternelle que j'ai à peine vue dans mon éblouissement, je forme mon frère avec tous ses détails.
Elle se ferait une mère du premier être venu. Elle m'épousait parce qu'elle sentait que j'étais le seul homme, absolument le seul, qui pouvait être une sorte de mère.
Je n'attends plus rien, mais dix ans j'ai attendu mon père. Le seul bonheur que j'ai connu en ce monde est l'attente.