Œuvre
De toutes les Paroisses (1913)
L'amour ne voit pas, l'amitié ne veut pas voir.
Une femme peut être aussi profonde qu'un homme, à condition pourtant qu'elle soit revenue de l'amour, de ses jeux et de ses fantaisies.
L'amoureux implore d'abord la confiance, c'est le prélude.
L'amitié n'aime que ce qu'elle comprend ; l'amour peut aimer ce qu'il ne comprend pas.
Si l'amour n'avait pas de caprices, comment contenterait-il tous ses clients ?
L'amour est sans rival, ce qui le rend si hardi.
Une tristesse non définie, c'est souvent de l'amour qui cherche.
L'amour du prochain est le dernier en date de nos amours.
On a l'amour plus ou moins goulu ; certains amoureux rappellent l'enfant perdu jusqu'au menton dans sa tartine.
La jalousie qui vient de l'amour peut s'excuser par sa fièvre.
Le regard commence l'amour, la voix l'achève.
Laisse à la jeunesse ses joies, ses ivresses, ses amours : elle seule sait s'en servir.
Le soin est de l'amour qui veille.
L'amour a des jours de tigresse et des heures de gazelle.
Les femmes prennent souvent le chemin de l'amitié dans l'espoir d'y rencontrer l'amour.
On ne guérit pas de l'amour, il lui faut sa victime.
L'amitié peut avoir un doux crépuscule ; l'amour ne connaît que le jour ou la nuit.