Œuvre
Dans la Tribune de Genève, 26 avril 2016.
Mon nom est celui d'un oiseau migrateur. Un peu difficile à porter parce que le butor est très décrié. Autrefois, c'était une insulte terrible. Je m'y suis beaucoup intéressé, c'est devenu une sorte de totem.
Quand j'écris, je veux faire de la peinture et de la musique en même temps, et ça donne de la littérature.
Les poètes sont les chercheurs et les techniciens du langage. Et moi, c'est en travaillant sur le langage que je puis le mieux changer le monde.