Œuvre

Correspondance : 1946-1978 de Gérard Philipe

C'est la première fois que je regarde vivre un chat. Comment ils sont doués pour vivre dans l'instant et se concentrer totalement sur quelque chose qui bouge ou le bonheur d'être au soleil. Il me semble qu'on peut apprendre en les regardant vivre.
C'est la première fois que je regarde vivre un chat. Comment ils sont doués pour vivre dans l'instant et se concentrer totalement sur quelque chose qui bouge ou le bonheur d'être au soleil. Il me semble qu'on peut apprendre en les regardant vivre. Alors que le chien est tout le temps inquiet, attentif, suspendu à celui qu'il aime.
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.
Je relis le Petit Prince. L'histoire de la rose et du renard, la rencontre du Petit Prince et de la mort sont des choses admirables et d'une tendresse presque insupportable.
Peut-on traverser la vie sans passer par cette zone de souffrance, différente pour chacun, mais comme inévitable même quand on n'a aucun goût pour elle.
J'aime vos aphorismes qui vont à l'essentiel. Ils atteignent souvent- pour moi il en est qui me touchent plus que d'autres le coeur ou l'esprit comme un petit poignard cruel ou tendre, ou simplement vrai. (A propos dePapiers collés de Georges Perros)
J'aurais aimé te parler longtemps ou plutôt me taire avec toi. Il y a trop longtemps que je me tais tout seul. J'ai constaté qu'au long des mois, des années maintenant, ne se tissent que peu d'amitiés nouvelles, ne se retrouve pas l'amitié.
J'ai constaté qu'au long des mois, des années maintenant, ne se tissent que peu d'amitiés nouvelles, ne se retrouve pas l'amitié.
Georges je n'ai pour te suivre que les mots que tu m'as envoyés et qui m'apportaient du bonheur comme signe de trait d'union, comme signe de la main. (A Georges Poulot, dit Georges Perros)