Œuvre

Comme une ombre (2011)

Les souvenirs sont comme des post-it. On les griffonne dans le désordre, puis ils vont se coller à d'autres pages de la mémoire et ne ressurgissent que par hasard, coupés de leur sens.
Il y a dans tout roman un creux entre les mots qu'aucune image ni aucune histoire inventée ne pourra effacer ou remplir. Un roman, c'est comme la bouche d'un fusil: un trou avec quelque chose autour.
Les hommes à femmes sont des hommes sans père.
Les choses ne sont pas telles qu'on croit, ni telles qu'on les dit.