Il y a dans tout roman un creux entre les mots qu'aucune image ni aucune histoire inventée ne pourra effacer ou remplir. Un roman, c'est comme la bouche d'un fusil: un trou avec quelque chose autour.
❧
Les souvenirs sont comme des post-it. On les griffonne dans le désordre, puis ils vont se coller à d'autres pages de la mémoire et ne ressurgissent que par hasard, coupés de leur sens.
◆
À lire aussi de Michel Schneider
A présent, masquée par une inéluctable et souhaitable féminisation du métier politique, la nature même du politique a changé. Big Mother, la mère-Etat, s'élargit jusqu'à effacer le père, et seule face à une société d'enfants.
Les choses ne sont pas telles qu'on croit, ni telles qu'on les dit.
Les hommes à femmes sont des hommes sans père.
Dans la même œuvre
Il y a dans tout roman un creux entre les mots qu'aucune image ni aucune histoire inventée ne pourra effacer ou remplir. Un roman, c'est comme la bouche d'un fusil: un trou avec quelque chose autour.
Les hommes à femmes sont des hommes sans père.
Les choses ne sont pas telles qu'on croit, ni telles qu'on les dit.