Œuvre

Ce que je crois (1974)

Chaque fois que le christianisme s'efface, l'idée de bonheur resurgit.
Il est difficile de s'accepter. - Il faut y mettre du sien.
Connaître est, en effet, démystifier.
La nature est une puissance qui attend que nous en fassions de l'homme.
Et que Dieu aime toute la nature. - Je ne partage pas ce sentiment. - Dieu fit des erreurs et des dégâts énormes. - Les nôtres ne sont rien, en comparaison.
Comment admirerais-je la philosophie politique du camarade Jésus, quand Marx ou Lénine, avec la leur, n'ont mis que quelques années pour changer une partie du monde?
Ce n'est pas parce que fausseté devient générale, qu'elle devient une vérité.
Avec l'ère de machines, beaucoup d'esprits se croient robots.
Avec ses ténébreux orages, ses vertiges suicidaires, ses dévorations d'absolu, la jeunesse est l'âge le moins fait pour le bonheur.
L'enfance trouve son paradis dans l'instant. Elle ne demande pas du bonheur. Elle est le bonheur.