Œuvre

Ce que je crois (1952)

Qui veut changer trouvera toujours une bonne raison pour changer.
La mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est absence d'images. Elle ne peut être pensée puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels.
Ma volonté n'est pas une force distincte de moi. Elle est moi-même agissant.
Je ne crois pas ce que je sais et je sais, en cette matière, que je ne sais rien.
Je crois en l'existence d'une réalité unique, qui peut être considérée sous l'aspect de la pensée et sous l'aspect de la matière.
Plus savants, plus puissants, les hommes sont aujourd'hui plus malheureux que jamais.
Un monde ou pas de monde, voilà notre dilemme. Ou nous travaillerons conjointement, ou nous serons atomisés séparément.
... aucune vertu n'est naturelle. Toutes supposent la volonté de l'homme qui entreprend de se faire lui-même.
L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.
Mais la mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est l'absence d'images. Elle ne peut être pensée, puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels. Ce qui, pour chacun de nous, mais pour lui seul, est vrai.
Le Perfectionniste est l'homme qui a, non pas une solution pour chaque problème, mais un problème pour chaque solution.
Une oeuvre d'art n'expose pas une vérité préétablie; elle incarne une vérité vécue.
Notre temps sera ce que nous voudrons qu'il soit, et singulièrement ce que le feront ses écrivains, ses penseurs et ses saints. Que cette génération soit à la recherche de la liberté est déjà un signe favorable.
Qui devient étranger aux autres devient étranger à soi-même: aliéné. A la limite, être, c'est aimer. «J'aime donc je suis». On ne possède que ce qu'on donne. Il ne faut jamais traiter autrui comme un objet.