Œuvre

Carnets du grand chemin (1992)

Nous établissions nos quartiers dans un petit bar de la plage. On y déjeunait sans apprêts à midi sur le sable, à l'ombre d'un grêle parasol.
Marseille, sous les pluies froides de ce printemps de 1941, était comme une correspondance de métro à six heures du soir, où chacun hâtait le pas à travers les rues encombrées vers sa filière personnelle.
Le cyprès: intrusion sévère, violemment protestataire, de l'univers des solides parmi la folle agitation féminine, hystérique, des feuilles et des vergettes à chaque instant mises en émoi par le vent.
Il m'est arrivé bien souvent ... de gommer, dans mes conversations avec Breton, de laisser même tout à fait dans l'ombre, les dissentiments assez nombreux que je pouvais avoir avec lui.