Œuvre

Autant en emporte le vent (1936)

Toutes les guerres sont sacrées, fit-il d'un ton sous-lequel perçait une note d'agacement. Elles sont toutes sacrées pour ceux qui doivent se battre.
Vous êtes si dure avec ceux qui vous aiment, Scarlett. Vous prenez leur amour et vous le brandissez comme un fouet au-dessus de leur tête.
Gardez toujours quelque chose à craindre, exactement comme vous gardez quelque chose à aimer.
La guerre est une chose répugnante et j'ai horreur de ce qui est sale.
Comme tous les hommes aussi, il était déçu de constater que sa femme était intelligente.
Toutes les guerres sont sacrées, fit-il d'un ton sous lequel perçait une note d'agacement. Elles sont toutes sacrées pour ceux qui doivent se battre.
Comme toujours elle se demandait comment son père, si vulgaire, si dénué de finesse, s'y était pris pour épouser une femme comme sa mère, car jamais deux êtres n'avaient été plus dissemblables de naissance, d'éducation et de formation intellectuelle.
Terminée cette guerre qui paraissait ne devoir jamais finir, cette guerre qu'elle n'avait pas souhaitée, qui avait tranché sa vie en deux d'une coupure si nette qu'elle avait peine à se souvenir des jours faciles d'autrefois.
Je ne pleurerai pas... pas maintenant... je n'ai pas le temps.
La lutte, c'est comme le champagne. Çagrise les lâches aussi vite que les héros. N'importe quel imbécile peut faire acte de bravoure sur un champ de bataille où l'on n'a pas le choix entre le courage et la mort.
Scarlett, gardez toujours quelque chose à craindre, exactement comme vous gardez quelque chose à aimer...