Œuvre
20 bonnes raisons d'arrêter de lire (2014)
Sartre est à la beauté ce que McDonald's et Charles X sont à la restauration.
Oeuvrons pour un monde meilleur où les livres seront réduits à leur seul intérêt : écraser des moustiques et caler les tables.
Proust n'a pas son pareil pour se moquer de ceux qui passent de Montmorency à la villa Montmorency.
La nourriture n'avait pour lui qu'un aspect utilitariste, celui de prolonger une vie qu'il n'aimait pas et qui le lui rendait bien.
Dans certains milieux on ne dit pas lire Proust mais relire Proust , comme si l'on naissait avec La Recherche dans un coin de la tête. C'est à vous faire regretter la lobotomie.
Le lecteur, parce qu'il a lu un livre d'un homme intelligent, se croit intelligent lui-même. Quelle absurdité ! Diantre, ce n'est pas parce que l'on regarde James Bond qu'on est agent secret.
Comme si cela ne suffisait pas, l'on ne retient que 10% de ce que l'on lit, contre 30% de ce que l'on voit, 50% de ce que l'on voit et entend et 90% de ce que l'on fait.
Entre un athlète et un rat de bibliothèque myope comme une taupe asthmatique et blême comme un cafard décoloré, les femmes ont tôt fait de choisir.
Aujourd'hui, l'eau mouille, les facteurs sont timbrés, les cheminots déraillent, les routiers se font rouler, les électriciens ne sont pas des lumières, les pâtissiers sont au bout du rouleau, les femmes de ménage sont dérangées, les avocats sont véreux, les plombiers sont bouchés et les bouchers trop crus, les cuisiniers sont louches, les serveuses sont menues, les photographes ont des pellicules, les brasseurs sont sous pression, les serruriers se portent mal, les chauffeurs de taxi ne savent pas se conduire.
Entre pédantisme et snobisme, la frontière est plus fine que le papier de la Pléiade