Œuvre

1984 (1949)

La guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force.
Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort. Maintenant qu'il s'était reconnu comme mort, il devenait important de rester vivant aussi longtemps que possible.
Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui-même.
Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.
Lorsque quelqu'un n'a pas de points de repère extérieurs à quoi se référer, le tracé même de sa propre vie perd de sa netteté.
Je comprends comment. Je ne comprends pas pourquoi.
La liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit.
... aux moments de crise, ce n'est pas contre un ennemi extérieur qu'on lutte, mais toujours contre son propre corps.
Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l'on sait déjà.
Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l'on s'accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n'était pas fou.
Big Brother vous regarde.
La guerre, c'est la paix. La liberté, c'est l'esclavage. L'ignorance, c'est la force.
Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort.
En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance.
L'acte essentiel de la guerre est la destruction, pas nécessairement de vies humaines, mais des produits du travail humain.
Un état général de pénurie accroît ... l'importance des petits privilèges et magnifie la distinction entre un groupe et un autre.
Les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimés.
Il y a partout la même structure pyramidale, le même culte d'un chef semi-divin, le même système économique existant par et pour une guerre continuelle.
Le commandement des anciens despotismes était: «Tu ne dois pas.» Le commandement des totalitaires était: «Tu dois.» Notre commandement est: «Tu es.»
Ils ne se révolteront que lorsqu'ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu'après s'être révoltés.
A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.
Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui même. Il écrivit: Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort.
Le ministère de la Paix s'occupe de la guerre, celui de la Vérité, des mensonges, celui de l'Amour, de la torture, celui de l'Abondance, de la famine.
Le Parti pouvait mettre à nu les plus petits détails de tout ce que l'on avait dit ou pensé, mais les profondeurs de votre coeur, dont les mouvements étaient mystérieux, même pour vous, demeuraient inviolables.
S'accrocher, jour après jour, semaine après semaine, pour prolonger un présent qui n'avait de futur, était un instinct qu'on ne pouvait vaincre, comme on ne peut empêcher les poumons d'aspirer l'air tant qu'il y a de l'air à respirer.