Quoi? Vous causez sa perte, et n'avez point de pleurs!

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Ma flamme est toute pure, et sans rien présumer, - Je ne cherche en aimant que le seul bien d'aimer.
Je cherche le silence et la nuit pour pleurer.
Rentre en toi-même, Octave, et cesse de te plaindre. - Quoi! tu veux qu'on t'épargne et n'as rien épargné!
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Je crains ce que je cherche, et je ne connais pas - De plus grand heur pour moi que d'y perdre mes pas.
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