Qui rêve trop oublie de vivre.

À lire aussi de Mohammed Moulessehoul, dit Yasmina Khadra

Nos paupières nous deviennent des portes dérobées ; closes, elles nous racontent ; ouvertes, elles donnent sur nous-mêmes. Nous sommes les otages de nos souvenirs. Nos yeux ne nous appartiennent plus.
La sincérité n'a pas de talent ni de raffinement ; et si elle n'a pas l'élégance des flatteries, elle a au moins le mérite de ses convictions.
Seul l'amour est capable de nous venger des coups bas de la vie.
S'il y avait une morale à l'existence, elle se résumerait ainsi : nous ne sommes que des souvenirs ! Un matin, on est là ; un soir, on n'est plus.
C'est en l'amour que toute laideur se découvre une beauté.
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Mais un attentat reste un attentat. A l'usure, on peut le gérer techniquement mais pas humainement. L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid. Lorsque l'horreur frappe, c'est toujours le coeur qu'elle vise en premier.
Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué
Il faut toujours regarder la mer. C'est un miroir qui ne sait pas nous mentir.
On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.
Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t'appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.